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Les liens en ligne sont là pour dépanner celui qui ne peut pas se déplacer ou pour mes deux précédents ouvrages qui ont du mal à trouver leur place dans les rayons (petits éditeurs = pas de place sur les étagères !).


Merci pour votre compréhension.


Bonne lecture !               

 

 

 

 

ROMAN


Peylin+b vol  

 

 

 

 
 A l'endroit où elles naissent

  Préface Maxime Le Forestier

 

  UN EXTRAIT ICI


  Editions Les Nouveaux Auteurs

  En librairie le 19 Mai 2011

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     NOUVELLE                                CONTE

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      Chambre 442                                   Noa, de l'autre côté...

 Editions Jacques André                   Illustration : Gaëlle Boissonnard     

       COMMANDER                              Editeur : Balivernes

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''Bohémian rhapsodie'' (qui ne s'appelera peut-être pas ''Bohémian rhapsodie'') étant en phase finale - relecture, réécriture, broderie fine, corrections diverses et variées...- je commence à griffoner des pages pour mon prochain roman.

 

Il s'agit d'un récit autobiographique que je cadenasse depuis 5 ans. Je pense qu'il est aujourd'hui temps de l'écrire. Même si le ''je'' ce n'est pas mon truc. Même si je préfère raconter des histoires et inventer des personnages. Même si ça doit être difficile...

 

Ce roman devrait s'appeler ''Borderline''. Parce que j'ai été à 29 ans au bord d'un précipice. Parce que j'étais à la limite de la mort alors que je venais de donner la vie à mon fils. Parce que mon cancer était borderline.

 


 

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BORDERLINE - Premières esquisses

 

 

 

INTRODUCTION


Pour la première fois de ma vie, je vais écrire ‘’je’’.

En effet, mon projet ‘’Borderline’’ est un récit autobiographique. Il ne s’agit ni de mémoires, ni de récit d’aventure. Il s’agit de parler d’un bout de mon histoire. Un tout petit bout qui a pourtant pris tellement de place.


A 29 ans, lors de la césarienne nous sauvant la vie à mon enfant et moi, les médecins ont découvert un kyste sur l’ovaire gauche. De la taille d’un pamplemousse. Un mois après, le diagnostic est tombé : cancer de l’ovaire.


C’était il y a cinq ans. L’âge de mon garçon. J’ai gribouillé des pages durant toutes ces années. Les délaissant toujours à la faveur d’une histoire inventée. Je préférais créer des nouveaux personnages, être maître de leur destin plutôt que de devoir affronter le mien. C’était plus facile, plus doux. Mais ‘’Borderline’’ était toujours là au fond de mes entrailles et attendait patiemment que je vienne à sa rencontre.


J’ai dans la tête un nouveau roman. Une histoire d’amour avec du vent et des cailloux. Mais je crois que cette fois-ci je ne vais pas me laisser emporter par elle.  Je vais la mettre de côté et lui demander de patienter. Je vais oser. Je vais arrêter de nier. Je vais écrire ‘’je’’. Je vais écrire cette histoire qui est la mienne.

 

 


 

C’est une histoire qui traînait dans les tiroirs, qui prenait la poussière, qui perdait ses pages ici et là, qui se détricotait au fur et à mesure qu’elle avançait.  C’était mon histoire, la mienne, avec des ‘’je’’ à accorder aux verbes. Plus de ‘’il’’, ni de ‘’elle’’ pour faire barrière. C’était juste la feuille blanche et moi. C’était juste impossible.

 

 

 

PROLOGUE

 

J’ ai mis du rouge sur mes ongles.

- Pourquoi t’as mis du rouge sur tes ongles maman ?

- Pour faire joli.

C’est vrai que ça fait joli du rouge sur les ongles.

 

J’ai mis du rouge pour me donner du courage. Pour que mes doigts sur ce clavier se sentent beaux et vivants. Pour qu’ils trouvent la force de parler de ce que je suis. De moi. Pour la première fois de mon existence je vais écrire ‘’je’’.

 Adolescente, je n’ai jamais eu de carnet intime. Enfin si, un sur lequel j’ai du gribouiller une page ou deux et que j’ai laissé dans un coin. Quel intérêt de raconter mes journées d’ado blasé ? Adulte, j’ai beaucoup voyagé. J’ai essayé de remplir des carnets de voyage, mais là non plus ça ne marchait pas. J’avais du mal à me raconter. Je préférais humer, sentir, observer, caresser ce que chaque pays avait à m’offrir. Mes cahiers rentraient en France à moitié vides. J’ai ensuite commencé à raconter des histoires. Des nouvelles, puis des romans. Avec lui, ils, elle,… Il fallait que j’invente, que je me nourrisse des autres, que je brode des nouvelles vies avec des ponts sans fin et des zébus en chocolat.

Et puis il y a eut la vie. Ma vie. La vraie. Celle que je ne pouvais inventer. Et ma vie m’a fracassée. M’empêchant d’abord de bouger. Puis de parler. Ligotée par la peur, je me suis débranchée. Cela fait cinq ans maintenant que je porte un truc noir en moi. Et ce truc, il est temps qu’il foute le camp. Qu’il me laisse tranquille et que je retrouve la paix. Et pour cela,  je crois que je n’ai pas d’autre choix. Je vais devoir parler de moi. Avec des ‘’je’’, des ‘’me’’, des ‘’moi’’.

 

Au début c’était inconcevable. Ecrire sur moi. Quelle idée ! Quel toupet ! Pour qui je me prenais. Quel égo surdimensionné. Je suis Lion mais quand même de là à me mettre en scène… Comme ça. Pour rien. Et puis je me suis dit que ce n’était pas comme ça et pas pour rien. Je me suis souvenu de ces livres témoignages que j’avais lus et qui m’avaient bouleversée. Aidée. Et je me suis dit que je pourrais essayer d’écrire ‘’je’’.  Pour moi d’abord. Et peut-être pour les autres aussi.


Je ne sais pas pourquoi je vais faire ça. Si je vais faire ça. Le publier. Me mettre à nu.  Je vais déjà le faire pour moi. Peut-être aussi pour ma famille. Pour mes proches. Peut-être aussi pour d’autres qui trouveront dans mes maux des mots capables de guérir les leurs.


Je vais écrire pour dédramatiser. Démystifier. Désinfecter. Cette maladie. Pour trouver le détonateur capable de tout faire exploser. Pour qu’il ne reste plus rien de ce cauchemar, de toutes ces angoisses, de cette peur viscérale.


Je vais écrire pour faire table rase et recommencer à zéro. Sans cette trouille qui me bouffe les os.


Je vais parler en m’aidant de quelques mots. Car pour moi les mots sont comme des parfums. Ils portent en eux des centaines d’autres mots, des images, des souvenirs. Un mot pour un instant, pour une émotion, pour passer au suivant, pour rester vivant.


Je vais parler de moi et je vais tout balancer. Je ne vais pas me gêner. Parce ce que le cancer, lui, il ne s’est pas gêné.

 

 


 

Par Diane PEYLIN
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La vie m'emporte, me comble, me berce. Ma vie de bohème me rapproche de la terre, de l'eau, du vent. Et m'éloigne d'internet... D'où cette longue parenthèse sans nouvelle. En voici maintenant quelques-unes...

"A l'endroit où elles naissent" en est aujourd'hui à 14 000 exemplaires vendus ! Merci à vous pour votre soutien et pour ce merveilleux bouche-à-oreille.

Et, grâce à ce roman, je fais partie des 5 finalistes (sur 37 premiers romans) du Prix du Jeune Romancier du salon du livre du Touquet. Résultats mi novembre.

 

Mon nouveau roman ''Bohémian Rhapsodie" : premier jet terminé. Il me reste l'hiver pour le relire, le retravailler, le remodeler. Pour une publication au printemps 2012.

 

Merci à tous pour vos messages et à bientôt !

 

Par Diane PEYLIN
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Pour info, ''A l'endroit où elles naissent'' aura un article dans le magazine Marie-Claire du mois d'Octobre et un dans le Femme Actuelle du 19 au 25/09.

 

Merci à eux !

Par Diane PEYLIN
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TINTINNABULER


Sonner, résonner comme une clochette, un grelot.


Anglais : to tintinabulat.

 

 

 

Pour ce mot merveilleux, il faudra un jour une histoire...

 

Par Diane PEYLIN
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C'est un point.

Un point comme un autre.

Et pourtant, il est si puissant.

C'est le point final, celui qui marque la fin d'un rêve. Un rêve d'écriture maintenant réalité.

Hier soir à 00:34 j'ai mis le point final à ma nouvelle histoire "Bohémian Rhapsodie".

Je suis dans un état second. Comme après une longue nuit de sommeil où les songes étaient tellement réels qu'on a du mal à retrouver la réalité.

Remettre les pieds sur terre, c'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui. Et puis demain, j'imprimerai tous ces mots, toutes ces feuilles, tous ces chapitres. Pour les reprendre un par un. Et faire de la broderie fine.

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire lire un extrait. Quelques lignes piquées au milieu de ce nul part qui bientôt deviendra mon prochain roman.

 

Adrienne observa son ami qui boudait. Son dos courbé, ses épis sombres qui dépassaient de sa casquette, ses joues pâles, ses pieds en dedans, son air inquiet. La poupée blonde l’aimait bien. Il ressemblait à une figurine désarticulée qu’il fallait placer, guider, recoller et Adrienne, avec ses boucles d’or et ses billes bleues, était une bonne accompagnatrice.   

- Quand je serai grande, je serai infirmière. Parce que j’en ai marre du rouge et des pois. Je serai tout en blanc. Ce sera beau.

Englo l’écouta, essaya d’avaler sa salive malgré la boule qui lui nouait le gosier puis, toujours de dos, répondit :

- T’as qu’à devenir une mariée. Comme ça tu seras toute blanche. Et puis tu n’auras pas le sang et les pansements.

Le bonhomme marqua une pause. Il se tourna vers elle. Il se racla la gorge cette fois, pour essayer d’expulser la masse pleine d’angoisse qui l’empêchait de déglutir normalement, se débarrassa d’une toute petite partie et continua :

- Si tu veux, tu peux… te marier avec moi.

Adrienne sentit son âme bondir. Une grande traîne blanche et un tout petit costume. C’était  tellement beau mais en même temps tellement absurde. La fillette flamenco pensa un grand oui et répondit :

- Non.

Puis rectifia :

- Non merci.

Il fallait être poli lorsqu’on broyait le cœur d’un ami. C’est sa mère qui lui avait appris. Englo bégaya quelques silences puis souffla :

- Mais pourquoi ?

- Parce que tu seras jamais grand. Et puis j’aime bien le rouge du sang.

Englo, vexé, se retourna. Il avait bien vu qu’elle faisait une tête de plus que lui, que ses seins commençaient déjà à pointer, qu’elle était plus âgée, mais pour lui cela n’avait aucune importance. Quand ils seraient des adultes on ne verrait plus la différence. Une larme coula le long de son nez qui se mit à renifler. Adrienne lui prit la main et murmura à son oreille :

- Mais si t’avais pu grandir, je t’aurais épousé.

Englo serra ses petits doigts dans les siens. Un jour, quand il aurait des poils sur le ventre, il lui offrirait une robe de princesse. En attendant, il était près d’elle et cela lui suffisait.

Assis dans la poussière, les deux enfants se turent. Un blaireau grattait à la porte de la cuisine et ils ne voulaient pas le faire fuir. Tous deux ayant une terrible envie de l’attraper et de le faire frire.


 


Par Diane PEYLIN
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Belle nouvelle, mon roman "A l'endroit où elles naissent" aura droit à une deuxième vie l'année prochaine en format livre de poche avec les éditions Pocket !

En attendant, je compte sur vous pour continuer le bouche à oreille... La rentrée littéraire de Septembre, avec ses poids-lourds de l'édition, risque de vite ranger Eva et Miangaly dans les placards !

 

Merci de continuer de parler de ''A l'endroit où elles naissent" autour de vous...


Par Diane PEYLIN
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Besoin d'un coup de pouce et de vos votes !

 

Merci de prendre quelques minutes pour soutenir mon projet de pièce de théâtre.

Il vous suffit de voter pour  : Diane Peylin - "Chambre 442 - Mise en scène" en cliquant sur ce lien :


http://www.welovewords.com/contests/vous-etes-auteur-concretisez-votre-reve

Merci !!!  A suivre et à faire suivre...


Par Diane PEYLIN
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Mon nouveau roman est en cours d'écriture. Période magique où je vis avec mes personnages et où tout est encore possible.

 

Voici en quelques mots de quoi il s'agit...

 

 

 

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  Inde 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BOHEMIAN RHAPSODIE

 

Un garçon de cinq ans se retrouve un jour de tempête devant une maison perdue entre rivière et mer. Ici vivent des tziganes sédentaires et instables. Ils recueillent cet enfant qu’ils n’attendaient pas si tôt. C’est le fils de Peshan une lointaine cousine. Ils ne se rappellent plus son prénom : ce sera Englo.


Englo va, petit à petit, tenter de trouver sa place dans cette famille bancale. Il redoutera les colères d’Azlan, savourera les acrobaties de Pepindorio, recherchera la chaleur de Paprika. Il écoutera du Satie, fera de la neige avec des poules, boira Le sang des neuf frères, caressera les poils de Luludji, mettra sa vie dans une bouteille en attendant patiemment que sa mère le reconnaisse. Sa mère qui l’a envoyé ici pour ne pas finir noyée dans ses larmes.


Au fil des pages, les personnages déjà boiteux vont se fêler un peu plus dévoilant au lecteur une étrange réalité. Quel est ce poison qui les ronge ? Qui est vraiment Englo ? Que vient-il faire ici ? Quel est ce véritable lien qui les unit tous ?


Adrienne, la petite voisine, connait la vérité. Elle mettra, tout au long du récit, le lecteur sur des pistes  jusqu’à l’épilogue.


C’est une histoire de racines qui parlera de l’abandon, de l’adoption, de l’enfance, de la communauté tzigane. Le tout sera teinté de surréalisme avec un ours comme gardien de nuit et un  train circulant dans le jardin.


Mes divagations et autres éléments de déraison ne seront pas gratuits. Ils installeront une certaine folie qui devra attendre le dénouement final pour retrouver la raison.


Bercée par Kusturica, Vian, Jeunet, Allende, Gatlif, Burton, je laisserai aller ma plume pour que mon histoire ressemble à un rêve qui, à notre réveil, prend tout son sens.


Mon livre devrait s’appeler Bohemian Rhapsodie. Parce que dans mes veines coule du sang gitan. Parce que les mots sont des notes. Parce que cette histoire est une musique un peu folle qui balancera d’un tempo à l’autre jusqu’à l’apothéose.

Par Diane PEYLIN
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Un mot. Minuscule. Pour vous dire merci. Pour tous ces mails que vous m'envoyez.  Pour vos mots parlant des miens. Un beau cadeau.

Par Diane PEYLIN
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A la fin de mon roman ''A l'endroit où elles naissent",  je parle des compositeurs qui ont bercé mon écriture. En voici un échantillon à écouter sans modération.

 

De l'inspiration à l'état pur...

 

 

Par Diane PEYLIN
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Sur l'eau

Quelques vagues

Un souffle de vent

L'écho du clapot

La mélodie des drisses

Qui se hérissent

Une ronde entre deux ondes

Entre deux mondes

Quelques oiseaux

C'est la valse lente des bateaux...

 

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SENEGAL - 2005

Par Diane PEYLIN
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Ce week-end une fête pour mon roman. Ma famille, quelques amis, un moment d'émotion intense...

 

Un texte que j'ai écrit pour l'occasion :

 

 

ICI, A L'ENDROIT OÙ JE SUIS NÉE

 

Ici, entre les chênes et les cades.

Ici, sur cette colline du bout du monde. De mon monde.

Ici, entortillée au cœur des chemins de mon enfance, je me suis agenouillée. Je n'ai pas prié. Non. Nul besoin de prière pour ce que j'avais à faire.

 

Mes genoux au contact de l'herbe, je me suis recourbée et j'ai gratté la terre. Mes ongles ont noirci, mes mains ont saigné, mes doigts se sont raidis, mais j'ai continué à gratter encore et encore. Il fallait que je trouve. Que je retrouve. Une à une les vibrations. Que je m'imprègne jusqu'à ce que le soleil s'éteigne.

 

De cette vie d'ici, j'en voulais des miettes avec moi. Là-bas.

 

Accroupie près du vieux mûrier, j'ai mis de la terre sur mes paupières... Pour collecter toutes les images qu'elle avait à me confier.

Allongée sur l'herbe mouillée, j'ai enfoui mon visage dans ses brindilles folles... Pour humer tous ses parfums qui m'avaient tant de fois bouleversée.

 

Et puis le vent s'est levé. Un vent du Nord froid et sauvage. Il m'a fouetté le visage pour me déstabiliser. Mais il ne put rien faire, remplie de toute cette vie, ma vie, je ne pouvais plier. Juste continuer à gratter pour trouver ce que je cherchais.

 

Le mistral finit par se taire, usé par ma foi indestructible. Le soleil aussi me laissa faire et me confia à la lune. Au milieu de la nuit, accompagnée par le chant des grillons de ma colline et des grenouilles voisines, je trouvai enfin ce que je cherchais.

 

Au cœur de ma terre, s'accordant au tempo de mes artères, elles étaient là, écorchées et puissantes.

 

Mes racines.

 

Écorchées, car comme toutes les racines de l'univers, elles portaient leur lot de misère et de mystère.

 

Puissantes, car elles avaient choisi la sève de l'Amour pour faire à la vie un drôle de tour.

 

Une cigale qui n'avait rien à faire là me fit sursauter. Instinctivement, je me recroquevillai et ramenai à moi celles pour qui je vibrais.

 

Mes racines dans les bras, je leur laissai le soin de me bercer. Elles me parlèrent beaucoup. De cet ici qui faisait de moi ce que je suis. Là. De vous. De nous. Elles me parlèrent et j'écoutai leurs mots.

 

Moellon. Maison. Maçon. Maman. Papa. Cheminée. Barquetier. Galet. Eucalyptus. Sisters. Bétonnière. Chapoulière. Vélo. Aldo. Bal. Saucisson. Montselgues. Vache. Cochonnet. Amis. Asperge. Cochonnailles. Coudoulet. Canoë. Danse. Vinezac. Tartine. Piscine. Famille. Jardin. Coulet. Benny Hill. Dînette. Quenelle. Rire. Scrabble. Noël. Anguilles. Feux d'artifices. Marquisette. Fête.

 

La magie des mots qui pour d'autres ne riment à rien. Qui pour moi sont une ribambelle de refrains.

 

Au lever du jour, je finis par me relever. Ici.

Ici, entre les acacias et les Gras.

Ici, avec des petits bouts de vous un peu partout.

Ici, à l'endroit où je suis née.

Par Diane PEYLIN
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Retour en Ardèche pour quelques jours...

 

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RDV pour une dédicace à Ruoms, vendredi 24 Juin 2011 de 10 h à 12 h.

 

Viva la vida !

 

Par Diane PEYLIN
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Juste pour vos yeux... Et votre coeur.

 

 

Par Diane PEYLIN
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Une histoire vraie que je n'ai pas inventée... Malheureusement.

 

Il est encore une fois question de l'endroit où l'on nait. ''A l'endroit où elles naissent'' devient ''A l'endroit où il nait''.

 

Parce que c'est un sujet qui me révolte. Parce que c'est une triste réalité. Parce qu'il n'est jamais trop tard...

 

 

Rappel des faits :

 

Le 4 mai 2010, Ardi VRENEZI, 15 ans, polyhandicapé, était expulsé avec sa famille vers le Kosovo.


Ses parents étaient venus avec lui en France en juillet 2008 pour qu’il soit soigné, n’ayant pas eu de diagnostic pour sa maladie dans leur pays, et aucun traitement efficace de sa pathologie. Ils avaient vendu leur maison pour payer le voyage.  Hospitalisé dès son arrivée en France dans un état préoccupant, l’évolution de la maladie avait été freinée : « un miracle » disaient ses parents.


Mais le préfet de Moselle a un quota d’expulsion à atteindre.


Le 3 mai 2010, les parents, le frère et la sœur d’Ardi sont interpellés. Ardi est arrêté le soir même au sein de l’institut d’éducation motrice où il était soigné, par une escouade de policiers. Le directeur de l’institut n’a pas été prévenu, les infirmières non plus. La plupart des enfants dorment. Ardi est arraché de son lit, transféré sur un brancard, placé dans une ambulance et mis en centre de rétention pour la nuit. Le lendemain matin il est mis dans un avion avec sa famille à destination de Pristina.

 

 

Pour en savoir plus :

http://blogardy.over-blog.com/

 

Pour signer la pétition :

 http://www.educationsansfrontieres.org/article36673.html

 

En écho, une chanson de Clarika. Des paroles qui claquent !

 

 


Par Diane PEYLIN
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