PUBLICATIONS

Important :

 

Merci de vous adresser en priorité à vos libraires ! Ils vous parleront, vous écouteront, vous conseilleront... Ils ont besoin de vous dans leur boutique et vice versa !


Les liens en ligne sont là pour dépanner celui qui ne peut pas se déplacer ou pour mes deux précédents ouvrages qui ont du mal à trouver leur place dans les rayons (petits éditeurs = pas de place sur les étagères !).


Merci pour votre compréhension.


Bonne lecture !               

 

 

 

 

ROMAN


Peylin+b vol  

 

 

 

 
 A l'endroit où elles naissent

  Préface Maxime Le Forestier

 

  UN EXTRAIT ICI


  Editions Les Nouveaux Auteurs

  En librairie le 19 Mai 2011

 COMMANDER

 

 

 

 

     NOUVELLE                                CONTE

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      Chambre 442                                   Noa, de l'autre côté...

 Editions Jacques André                   Illustration : Gaëlle Boissonnard     

       COMMANDER                              Editeur : Balivernes

                                                                    COMMANDER

Une vie à deux... Une histoire d'amour... Des détails juxtaposés... Ecrits simplement par Benjamin Biolay.

A écouter, lire, visionner, imaginer, ressentir... Pas une chanson... Un peu plus... Comme un film sans image... Imagine...

Brandt Rhapsodie interprété par Benjamin Biolay et Jeanne Cherhal ( Nouvel album : La Superbe )

Par Diane PEYLIN
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Rencontre vendredi dernier à Saint Etienne dans l'atelier de Gaëlle Boissonnard avec notre éditeur Pierre Crooks pour finaliser la mise en place du conte. Une merveilleuse journée colorée et sucrée...

Les dessins de Gaëlle m'enchantent. Quel bonheur de voir ses images à côté de mes mots.

Sortie du contre prévue Avril 2010 chez Balivernes Editions !





Extraits illustrés :








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Pierre et Gaëlle... Merci...






Pierre, au boulot ...

Par Diane PEYLIN
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Un petit coup de coeur... Une rencontre sur le chemin des mots... Quelques notes... Une musique... Magique...

Cet intermède pour un grand compositeur : Gustavo Santaollala.

 Filmographie : ''21 grammes'' , ''Babel'', ''Brokeback mountain'' , ''Carnet de voyage''...

Que du bonheur...


Extraits



Par Diane PEYLIN
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Juin 2009 - Extraordinaire week-end à Toulouse...
Lauréate du concours SFR jeunes Talents - Deux jours magiques...

Au programme : lecture de mon texte par Magyd Cherfi ( émotion !) , coktail en présence d'Olivier Poivre d'Arvor et Alaa El Aswany, petit-déjeuner avec Alaa el Aswany et Magyd Cherfi au Crowne Plazza, palace de Toulouse. Et puis, à côté de cela, des rencontres extraordinaires...  ''Chambre 442'', ma nouvelle publiée, offert à Charles Berling, OPA, Jean -Louis Trintignant, Atiq Rahimi( Prix Goncourt 2009 ), Karine Papillaud et Patrice Leconte...




Bref... Pas assez de mots pour décrire tout cela alors quelques photos et vidéos...

Pour un compte-rendu vidéo de la journée ( ambiance, lectures, interviews... ), cliquez ici !

Critique de Chambre 442 par Patrice Leconte  ( réalisateur de ''La fille sur le pont'' ). Extrait :

J'ai aimé, glacé, effaré, ému, cette histoire de Lili, racontée avec tant d'économie. Ce n'est pas facile de s'en tenir à l'essentiel sans pour autant être sec. Or votre livre ne l'est pas, sec. Il est fulgurant, tranchant, violent, mais jamais sec. Peut-être parce que vous êtes une femme. Mais sans doute aussi parce que vous avez du cœur et du talent. Oui, ce serait bien que beaucoup de lecteurs connaissent ce livre, pour connaître l'histoire de Lili, une Lili parmi tant d'autres hélas.

Lauréats et organisateurs avant la
lecture...
   

Alaa El Aswany et Olivier Poivre d'Arvor ( parrains du concours )


Sur la scène du TNT, Magyd Cherfi lit... Une jeune femme traduit en langue des signes...


Petit-déjeuner au Crowne Plazza avec Magyd Cherfi et Alaa el Aswany...


Lecture de mon texte par Magyd Cherfi .

Par Diane PEYLIN
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Texte écrit à l'occasion d'un concours pour le Marathon des Mots 2009

Thème :  « Voyage en Egypte », dans le prolongement d'un extrait du roman L’immeuble Yacoubian d’Alaa El Aswany (parrain du concours )

17, rue Al-Fadil


Fadel sortit discrètement du salon. Il jeta un coup d'œil rapide à la cuisine parfumée de Ras el hanout où Afifa et Oulna  préparaient les légumes du couscous. Ses femmes aux fourneaux, la voie était libre...

Il s'enferma quelques minutes dans sa chambre. Il enfila sa belle chemise, changea de ceinture, frotta ses mocassins délavés avec un bout de mouchoir, lissa ses cheveux avec un peu de cire et tapota ses joues soigneusement rasées avec soupçon d'eau de rose. Un semblant de fraîcheur pour apaiser toute cette moiteur. Sur la pointe des pieds, rythmé par le couinement de ses chaussures usées, Fadel traversa le couloir pour se diriger vers la sortie. Délicatement, il tira la poignée et se…

- Ben où tu vas ?

C'était son jeune fils qui l'avait vu passé en rampant alors qu'il regardait son feuilleton préférée sur la chaîne MBC.

- Na… Nasser. Je… Je vais chercher des pois chiches pour le couscous.

- Tu t'habilles comme ça pour aller à l'épicerie de Bassem maintenant ?

- Je… Bon, ça suffit ! Retourne à ta télé, je suis ton père, tu n'as rien à me demander ! avait-il murmuré de toutes ses forces.

Nasser retourna devant sa série, repère de starlettes à la voix dévastatrice, tout en se demandant à quoi pouvait bien ressembler la maîtresse de son père.

Dans l'escalier, le corps de Fadel se détendit. Ses mains se relâchèrent, son pouls reprit un rythme presque normal et ses jambes cessèrent de trembler. Une fois sur le trottoir, il jeta un œil au neuvième étage, histoire de partir l'esprit tranquille sans un œil familier pour l'épier, puis accéléra le pas vers celle qu'il convoitait.

Il quitta la rue Adly pour le boulevard Talat Harb. Le regard perdu dans le bitume brûlant et dégoulinant, il accélérait la foulée à chaque coup de klaxon. Au bout de quelques minutes, la marche tranquille s'était transformée en pas de course. La main dans la poche, il chiffonnait  nerveusement un petit bout de papier qu'il avait soigneusement plié. La route était longue vers celle qu'il aimait. Pour patienter et calmer les sursauts de son cœur, il repensait à ses courbes, à la saveur de ses baisers, aux frissons qu'elle lui procurait.  Au carrefour suivant, il bifurqua vers une toute petite ruelle. L'adresse il la connaissait tant il l'avait lue et relue. Mais, pris d'une angoisse terrible, il sortit nerveusement le carré griffonné de son pantalon pour la vérifier une nouvelle fois.17, rue Al-Fadil.

 

17, rue Al-Fadil. Il y était presque.
La délivrance à portée de main. Il eut une pensée furtive pour Afifa qui devait suer à grosses gouttes sur ses courgettes trop mures. Il culpabilisa une seconde puis se ravisa. La nostalgie de ses tête-à-tête avec celle qu'il allait retrouver, leurs merveilleuses soirées, leurs rires partagés… Tout ça n'avait pas de prix. Cela faisait des dizaines d'années qu'il avait rêvé cet instant. Son amour de jeunesse retrouvé. Tant de fois il avait renoncé. Mais pour ses soixante ans, rien ne pourrait l'en empêcher. Il allait oser ce que depuis si longtemps il réfrénait.

 

 

17, rue Al-Fadil. Il y était.
Devant lui, des vitres voilées de noir pour faire comme si il n'y avait rien à voir… Mais Fadel savait qu'à cette ruse il ne fallait se fier… Les paumes moites, la chemise transpirante et le regard clignotant, il inspira une grande bouffée d'air intoxiqué par les voitures enrouées du Caire, caressa la façade grignotée de l'établissement et poussa la porte interdite.

 

17, rue Al-Fadil. Il venait de franchir la barrière interdite.

Dans le brouillard de nicotine, Fadel eut du mal à trouver sa place. Comme pour accentuer sa déroute, les néons renvoyaient très peu de lumière et le brouhaha provenant des conversations alentours lui embrouillait les idées. Où était-il ? Que faisait-il ici ? Pourquoi était-il si tendu ?

 

17, rue Al-Fadil. Il  aperçut enfin sa belle de l'autre côté du comptoir.

Elle avait mis sa plus belle robe. Rien à voir avec ces vieilleries ternes de l'époque. Dans le bar insalubre, il ne voyait plus qu'elle. Elle et ses mensurations de rêve. Elle et sa peau brune.

- Qu'est-ce qu'il vous faut? avait demandé le gars derrière le zinc

- Elle, s'était contenté de répondre Fadel en désignant celle pour qui son corps vibrait.

 

 

17, rue Al-Fadil. Il  l'embrassa enfin et se perdit en son sein.

Le barman se retourna, la prit par la main et l'amena vers Fadel qui n'osait lever les yeux vers elle. Lorsqu'il s'y risquât enfin et que ses paupières choisirent d'affronter leur destin, Fadel délivra un sourire merveilleux à celle qui lui faisait face. Elle ne s'appelait pas Birrel[1]. Ni Adel… Son nom, il s'en moquait. Seule sa douceur lui importait. Celle de sa mousse, blanche et savoureuse. Celle de sa saveur, réconfortante et liquoreuse. Celle de son ivresse, mélange d'alcool et de jeunesse.



17, rue Al-Fadil.

Fadel but enfin la bière qu'il avait tant convoitée. Puis une deuxième. Puis une troisième. A la santé de ses jeunes années et de leur liberté tant aimée. A la quatrième bière, il s'arrêta de compter et laissa l'ébriété l'emporter.

Au petit matin, le jeune homme derrière le comptoir le réveilla :

- Monsieur… Monsieur… Allez, je ferme il faut y aller…

-…

- Vous savez comment rentrer ?

- Inch'Allah, se contenta de répondre le sexagénaire saoul qui rêvait déjà de la prochaine tournée. 




[1]Birrel : bière égyptienne sans alcool.

 

Par Diane PEYLIN
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Belle nouvelle. Mon texte
17, rue Al-Fadil a été sélectionné par le jury du concours du marathon des Mots sur le site SFR Jeunes Talents !

Le jury de ce concours était présidé par Alaa El Aswany ( L'immeuble Yacoubian ) et Magid Cherfi ( du groupe Zebda ), et composé de Serge Roué, Dalia Hassan et de journalistes, écrivains, éditeurs et représentants du Marathon et de SFR.

 

Je suis donc invitée a participer au Marathon des mots de Toulouse les 12 et 13 Juin. Tous frais payés...

Au programme : lecture de mon texte dans un théâtre par  Magyd Cherfi, atelier d'écriture et j'espère de nombreuses rencontres
...

 

Par Diane PEYLIN
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Nouvelle rencontre avec Gaëlle Boissonnard cette semaine (  29 Mai ) dans son atelier de Saint Etienne. Belle journée...

Au programme : dernières corrections du texte, découverte des douze premiers dessins, resto, essais de typo,...

En avant première les premières lignes du conte et quelques photos...



 

Il était une cité sans sourires

Où les enfants ne jouaient plus

Où les instruments pleuraient, tristes et muets

Où les fleurs se fanaient

Où les couleurs n'étaient que souvenirs...

 
Un monde étrange et noir et blanc…

 

Ce monde, peint de gris et de silence,  était celui des Fées.

 

Noa, Chloé et les autres…

 

Leurs robes tristes essayaient bien de les faire valser, leurs chapeaux entêtés de leur donner des idées folles, leurs chaussures casse pied de les faire danser, mais rien n’y faisait…

 

Dans leur cité décolorée par un soleil trop pâle, chacune tentait de s’évader, à sa manière et chaque fois qu’elle le pouvait….

Certaines se frottaient les mains des heures entières, espérant ainsi voir leur peau rougir… un petit peu, un tout petit peu, …

 

D’autres fermaient les yeux infiniment et se concentraient jusqu’à ce que, peut-être, leur imaginaire leur rapporte la fraîcheur du bleu, la gaieté du jaune, la folie du rouge…



 







Par Diane PEYLIN
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Mon conte ''De l'autre côté'' a trouvé un éditeur !

Les
 éditions Balivernes
dirigées par Pierre Crooks souhaitent me publier. Comble de bonheur, l'illustratrice dont je rêvais a accepté de l'illustrer. Mes mots seront donc accompagnés par les dessins de Gaëlle Boissonnard...  Pour ceux à qui ce nom ne dit rien , un échantillon ci-dessous et plus sur ce 
lien.




Les premières rencontres ont eu lieu. Mise au point cet été et sortie prévue : Avril 2010.

Par Diane PEYLIN
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Guatemala - 2003
 

Par Diane PEYLIN
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Inde - 2004

 


Une danse. Une course. Immobile. Pour cet enfant qui pense...

Par Diane PEYLIN
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Mon premier livre publié : une nouvelle.

Chambre 442. Un texte brut et fracassant. Une histoire vraie que j'ai inventée. Une vie inventée que je n'espère pas vraie. Pourtant... Pourtant Lili existe. Lili survit. J'aimerais dire « Âmes sensibles s'abstenir » mais je ne le ferai pas. Il n’y pas de raison que Lili souffre à l’abri des regards indiscrets. Il est temps d’ouvrir la porte de la chambre 442. Lisez … Car ceci est la triste réalité...

 

Chambre 442  -  Références :

5,00 € !!!  60 pages - hauteur : 18 cm  - largeur : 10 cm - épaisseur : 5 mm   -  poids : 43 gr

 

Pour le commander  :    

SITE Jacques André Editeur :

http://www.jacques-andre-editeur.eu/web/ouvrage/129/+Chambre+442.html

   

Dans toutes les librairies sur commande ( Editeur : JACQUES ANDRE EDITEUR - éditions CEI - 5 rue Bugeaud - 69006 Lyon)

 
 Moins sûr avec souvent du retard et des ruptures de stock : SITE FNAC (
 http://www.fnac.com ) et SITE AMAZON( http://www.amazon.fr )  Taper Diane PEYLIN - Chambre 442




Par Diane PEYLIN
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Trang. Ville tranquille et sans charme à des centaines de kilomètres de Bangkok. Dans ses rues chaudes et puantes, ça grouille. Voitures bruyantes, piétons, chiens galeux, … Cette odeur… Ça pue. Vraiment. L'urine des bâtards, les poissons séchés et pourris, les poubelles dégueulantes, les gaz épais des tuks-tuks trafiqués… Rien ne manque. Mais on s'y fait et on oublie. Comme Lili l'a fait. Lili.

Chambre 442. C'est là qu'elle habite. Au quatrième étage de l'hôtel Ko Teng. Un vieux bâtiment décoloré aussi miteux que les autres établissements de la ville. Elle a débarqué là, il y a un an… ou peut-être deux maintenant. Elle ne se rappelle plus. Toute seule. Enfin… Pas vraiment… Mais avec une jolie valise. Toute neuve et toute verte. Il l'avait accueillie les bras grands ouverts :

 - Bonjour demoiselle ! Bienvenue à Trang. Peut-être puis-je vous renseigner ? Laissez-moi prendre votre bagage.

Embarrassée par son gros ventre, elle avait accepté. Il fut très gentil avec elle. Il lui offrit un lait de soja, un biscuit et se présenta :

- Je m’appelle Noy. J’ai grandi ici à Trang. Je connais beaucoup de monde tu sais… je pourrais t’aider.

Lili heureuse d’avoir déjà trouvé un ami avait sauté sur l’occasion :

- Je cherche un travail. Je me suis… je suis partie de chez moi. Je viens de Paoh . Mon nom est Lili Ndyaem et je n’ai pas beaucoup d’argent. N’importe quoi fera l’affaire.

Il l’avait emmené chez un ami : Monsieur Ling. C’était le gérant du fameux hôtel. Aussi pourri que les murs de son restaurant. Mais Lili n’avait vu que son sourire sympathique et ses promesses d’embauche. Elle commencerait par le nettoyage des sanitaires et peut-être qu’elle pourrait bientôt endosser la blouse immonde de ses serveuses.

- Merci monsieur. Et pour mon ventre… Ça gène pas ?

- T’inquiète pas petite. On s’en occupe. C’est pour quand ?

- J’sais pas. Un mois ?

Ce fut une semaine. Quand elle dégonfla, il lui donnèrent une promotion. La chambre 442.

Par Diane PEYLIN
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Novembre 2008

BIZARRE... COOL
… ETRANGE… EXTRAORDINAIRE… Impossible de trouver le bon mot !

Première séance de dédicace Place Bellecour à Lyon pour ma première publication ''Chambre 442'' - Nouvelle.

Par Diane PEYLIN
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Inde - 2004



Dans la citadelle de Jaisalmer... Des rues pavées aux murs de terre et d'ocre... Un homme sans foyer qui vit dans ses allées... Un homme de couleur qui cache dans son sac des pépites de bonheur...

Par Diane PEYLIN
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Concours de nouvelles ‘’ 3 heures pour écrire ’’ 2001
organisé par l’association JPresse. Concours qui propose aux jeunes francophones du monde entier d’écrire une nouvelle en trois heures sur un sujet imposé, annoncé à une heure H, par radio et sur internet.

Jury : Martin Page, Patrick Mercado, Thierry Crifo, Christophe Mager.

Sujet : Envie pressante

 

BOUFFEE DE CHALEUR - Diane Peylin

Premier prix de la catégorie 19-24 ans

 

 

                Lola ferme les rideaux. Le tissu rouge glisse vivement sur la tringle. La jeune femme à la chemise ouverte transpire... Il l’attend dans la chambre. Elle sent qu’il l’appelle. Cette odeur... Lola aime son parfum. A chaque fois, ça lui fait le même effet. Son bas ventre est en surchauffe et sa tête lui tourne. Sa langue, toute excitée, passe et repasse sur ses lèvres gourmandes.

- A nous deux... susurre-t-elle.

Ses petits pas rapides s’enfoncent silencieusement dans le moelleux de la moquette profonde. En direction de la chambre du plaisir...

DRING!!!! La porte d’entrée se réveille.

- Et merde ! s’énerve Lola.

En quatrième vitesse, elle referme le chemisier sur ses seins si joliment galbés et va ouvrir en râlant :

- Merde ! Merde ! M... M... Maman ! Quelle bo... bonne surprise, bredouille la femme au visage humide.

- Bonjour ma chérie ! chante sa chère mère. Mais, tu n’es pas prête ! Qu’est-ce que tu faisais ! Tu vas nous mettre en retard, dépêche-toi ! déraille-t-elle.

- Oui... hésite Lola. Attends-moi sur le canapé et ne bouge pas, j’arrive. Prends un livre et ne bouge pas.

La dame aux épaulettes ‘’Robocop’’ pose gentiment son derrière rebondi sur la banquette. Lola, abasourdie, tente de remettre les choses au clair tout en marmonnant :

- Mais qu’est-ce qu’elle fait là..? On est... samedi. Il est 10 heures. Elle m’énerve quand elle fait ça. J’la sors pas du lit moi ! On est en retard ! En retard pour quoi ? Elle... Zut ! La réunion chez sa copine Eliane... avec le sophrologue. Je l’ai complètement zappé. Ça tombe vraiment mal. C’est pas juste...

Avant d’aller se débarbouiller la figure, elle jette un coup d’oeil dans la chambre. Posé sur le lit, il n’a pas bougé depuis toute à l’heure. Il est de plus en plus craquant. La couette rabattue sur le côté ne cache rien de ses formes délicieuses. Ça lui reprend, une chaleur dévastatrice se propage autour de son nombril.

- Non, pas tout de suite... gémit-elle.

Devant le miroir, elle tente de se reprendre. Elle s’asperge d’eau, rien à faire. Elle transpire à grosses gouttes. Lola vire au rouge tomate. Elle bouche l’évier et ouvre les robinets à fond. Une fois le lavabo plein, elle plonge la tête dedans. 1, 2, 3, 4, ..., 10 secondes... elle sort de l’eau en inspirant un grand coup.

- Lola ? Qu’est-ce que tu fais ? On va être en retard... râle la maman.

- J’arrive, j’arrive... articule difficilement l’excitée un peu déboussolée.

La figure dans la serviette, elle tente d’éloigner les mauvais esprits en se frictionnant. Elle frotte, elle frotte,... Résultat : son désir avide l’obsède toujours et elle se paye, en prime, une face d’écrevisse.

- J’tiendrais pas... C’est trop bon... murmura-t-elle en se mordant les lèvres.

Ça y est, elle commence à avoir la tremblote. A chaque fois c’est pareil, quand elle n’a pas ce qu’elle veut, elle fait une sorte de crise de manque. Lola ne maîtrise plus rien. Tant bien que mal, elle tente de boutonner sa chemise trempée. Une fois cette épreuve terminée, elle enfile le pantalon qui traîne sur le panier de linge sale. Une tâche sur la poche droite. Tant pis. Elle laissera le chemisier sorti. Ni vu, ni connu. Après cette action éclair, la demoiselle ne sait plus trop où elle en est. Si, toujours au même point. Elle ne pense qu’à une chose : la chambre. Maladroitement, elle prend le crayon noir et souligne ses yeux gourmands. Pour le rouge à lèvres, c’est moins évident. Après l’avoir passé une quinzaine de fois sur ses lèvres enflammées, elle manque de l’avaler. La gourmandise la possède. Lola veut sentir sa bouche se coller à lui. Tout près. Elle imagine sa langue le caresser. En commençant par les extrémités. Lola salive. Son parfum, elle le sent d’ici.

- Stop ! s’énerve-t-elle.

Deux claques sur les joues, histoire de se réveiller et de se remettre une surcouche  de rouge, direction la sortie.

- On y va maman ! ordonne-t-elle les dents serrées.

- Tu te calmes un peu ! crie la mère casse-bonbon. T’es en retard et maintenant tu veux me presser! Fais attention !

- Ouais... ouais...

La dame au visage pâle se lève et s’avance tranquillement vers la porte. Lola se tortille. Ses mains moites ne savent plus où se mettre. Un coup dans les poches de derrière,  puis dans les cheveux, derrière la nuque... Les gestes nerveux deviennent caresses... Sa mère se rapproche. Lola  sent son coeur vibrer contre sa poitrine... son ventre se réchauffe de plus en plus... sa bouche crie famine... Sa mère est là. Lola l’attrape par les épaules, la pousse dans le couloir et lui dit en suffocant :

- Bouge-pas, j’en ai pour cinq minutes. J’arrive... tout de suite...

Son corps déchaîné court vers la chambre. Lola a envie de lui. Maintenant. Tout de suite. Ça ne peut pas attendre. Même s’il y a maman. Elle n’en saura rien. Elle va rester sagement à la porte. Pendant que sa fille, dans un corps à corps affamé, va prendre son pied. Ça y est. Elle donne un grand coup de pied contre le bois, pénètre sauvagement dans la pièce échauffée, et se jette sur le lit. Lola l’empoigne de ses mains émues. Elle le déshabille. Rapidement. Il ne porte presque rien... Sa langue se ballade passionnément sur son corps sucré.

- Que c’est bon... gémit Lola.

Sa bouche, gloutonne, le mordille. Parfois le croque. Elle aurait voulu prendre son temps. Elle prend toujours son temps avec lui. C’est encore meilleur. Mais...

- Lola !

... la mère gueule encore. Lola se dépêche. Ça y est presque. Elle le sent en elle. Il sait vraiment y faire avec elle. Il arrive à être tendre et violent à la fois... Il faut qu’elle y aille.

- Lola !

 Les cheveux hystériques, elle s’échappe de sa chambre.

- C’est bon ! On y  va ! lance Lola.

Sa mère l’attrape, lui tire la joue et lui frotte le bord des lèvres.

- C’est quoi ça ! Tu as recommencé ! Tu pouvais pas te retenir ! Devant ta mère en plus ! T’as pas honte de te goinfrer toute la journée ! hurle la mère outrée.

Lola baisse les yeux et sort. Discrètement, elle lèche le reste de chocolat lové au coin de sa bouche.

Par Diane PEYLIN
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